Révolution Gouache

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Bonjour, je m’appelle Cindy !

 

Je suis artiste peintre professionnelle depuis 2011, et blogueuse sur le thème de l’art depuis 2010.

 

J’ai une chaîne YouTube sur laquelle je partage de nombreuses démonstrations dans des techniques et des sujets variés, j’interviens régulièrement dans le magazine du Géant des beaux-arts et dans Plaisirs de Peindre.

"La gouache, mais ce n'est pas pour les enfants ?"

Accompagnée généralement de deux yeux arrondis par l’étonnement, cette question revient fréquemment devant l’œuvre d’un adulte réalisée à la gouache.

Pourquoi un adulte rêvant d’être un artiste reconnu voudrait-il être associé à une technique réservée à la petite enfance, et parallèlement, pourquoi voudriez-vous apprendre à peindre avec une version dévalorisante de la peinture et de l’Art alors que vous pourriez vous consacrer à des techniques plus nobles, telle que la peinture à l’huile ou… la peinture à l’huile ? (En fait, tout ce qui n’est pas de la peinture à l’huile est généralement qualifié de « parent pauvre de la peinture à l’huile » 🤷‍♀️)

Les choses changent.

Si le paragraphe précédent ne vous parle pas du tout et que vous n’avez que faire des préjugés associés à vos loisirs, alors BRAVO ! 

Mais la majorité des humains, qu’ils le veuillent ou non, accordent beaucoup d’importance à l’image qu’ils renvoient. Nous préférons bien souvent être admirés plutôt que de susciter l’amusement, et il ne serait pas étonnant que vous préfériez pratiquer un art évocateur de Vermeer ou De Vinci plutôt que de votre neveu de 5 ans qui découvre l’usage d’un pinceau 2 jours après avoir perdu sa première dent de lait.

Sauf que l’art a bien changé depuis De Vinci, il a également bien évolué depuis Vermeer, et n’a cessé de se renouveler au fil des courants artistiques et du développement de nouvelles techniques et de nouvelles façons d’apprendre et de s’inspirer. Les raisons pour lesquelles nous peignons ont évolué. Aujourd’hui l’immense communauté des artistes de notre époque n’est plus composée de personnes qui ont pour ambition de conquérir les galeries et les musées. 

 

Aujourd’hui elle comprend des mamans débordées qui ont envie de prendre du temps pour elles en se plongeant dans un monde de couleurs.

 

Des retraités qui ont enfin l’occasion de laisser leur créativité s’épanouir pour découvrir ce dont elle est capable.

 

Des personnalités introverties qui ont besoin de communiquer leurs émotions avec des pinceaux.

 

Des âmes qui souffrent et qui trouvent un apaisement dans l’usage de leurs crayons.

Des personnes sensibles et créatives, qui veulent tout simplement donner vie à leurs idées artistiques.

 

Et pour toutes ces raisons, la gouache, parmi de nombreuses autres techniques dédaignées par les uns est en train d’exploser chez les autres. 

Pourquoi la gouache ? ​

Au départ, c’est la pratique de la peinture à l’huile qui m’a poussée vers la gouache. J’adore peindre à l’huile, mais les contraintes de ce médium sont parfois décourageantes : Si je n’ai que 15 ou 20 minutes devant moi pour une petite séance de pratique quotidienne, je préfère m’orienter vers une peinture plus rapide à mettre en place.

 

Pour moi, la gouache était l’occasion d‘improviser des séances très facilement, sans avoir besoin de consacrer du temps au nettoyage de mon matériel, sans odeur (elle ne nécessite que de l’eau !), et sans l’attente du temps de séchage.

 

En bonus je pouvais l’emporter avec moi en plein air sous forme de palette de godets, l’utiliser dans mes carnets, exactement comme je le faisais avec l’aquarelle. 

J’avais l’habitude de peindre à l’aquarelle, mais j’aimais beaucoup l’idée de changer de façon de travailler grâce à l’opacité de la gouache. Aquarelle et gouache ont beau être cousines (deux peintures à l’eau composée de pigments et de gomme arabique), le rendu n’a rien à voir ! 

 

La gouache a insufflé à mon travail de nouvelles inspirations avec une façon de peindre qui nécessite beaucoup moins d’anticipation et de contraintes dues à l’humidité du papier.

Les différences avec l'acrylique

Si les différences de rendus sont assez évidentes entre aquarelle et gouache, on peut à juste titre se demander pourquoi privilégier la gouache ou l’acrylique : Dans les deux cas, nous avons une peinture opaque, et diluable à l’eau. 

 

Voici les différences principales entre ces deux techniques :  

La gouache :

  • Se réactive après avoir séché :
    • On peut décider de flouter une zone sèche en un coup de pinceau humide. 
    • Cela permet de créer une palette de godets à emporter en plein air.
    • On peut nettoyer ses pinceaux et sa palette très facilement, même si la peinture a eu le temps de sécher. 
    • Les tableaux nécessitent d’être encadrés sous verre.
  • Support de prédilection : Le papier
  • Façon de peindre : Sur chevalet, à plat, sur ses genoux…  Il n’y a pas de reflets, ce qui nous permet de peindre comme on veut.
  • Aspect mat / velouté :
    • Rend les tableaux à la gouache très faciles à photographier ou à scanner.
    • Crée de très beaux contrastes sur papier brillant entre les zones peintes et les zones nues. 
  • Superpositions / glacis : Possibles mais délicats, cela nécessite des connaissances.
  • Empâtements (peindre avec beaucoup d’épaisseur) :  Déconseillés, risque de craquelures.

L’acrylique :

  • Sèche de façon irréversible :
    • Les floutés sont possibles mais il faut être rapide ou utiliser un médium pour retarder le séchage.
    • Pas de mise en godets possible.
    • Ne jamais laisser la peinture sécher sur son pinceau ! Les palettes doivent être jetables, ou grattées avec un rasoir.
    • Ne s’encadre pas sous verre mais nécessite un vernis de protection.
  • Support de prédilection : La toile.
  • Façon de peindre : Chevalet très conseillé en raison des reflets de la peinture.
  • Aspect brillant :
    • Brillance souvent hétérogène (elle dépend de la quantité d’eau utilisée) : Nécessite un vernis pour uniformiser.
    • Crée des reflets qui rendent les tableaux plus difficiles à numériser. 
  • Superpositions / glacis : Très faciles, mais nécessitent l’usage d’un médium (s’il y a trop d’eau dans l’acrylique, la permanence de la peinture est compromise).
  • Empâtements (peindre avec beaucoup d’épaisseur) :  Possibles avec médium.
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